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SHAKA ou la rencontre de 2 doux rêveurs passionnés de mer, de large, d' aventures, de voyages et de rencontres... " Le bonheur est un rêve d' enfant réalisé dans l' âge adulte" ( S. Freud)

BOAVISTA ( "Belle Vue")

BOAVISTA  ( "Belle Vue")

Nous quittons Sal le 19 octobre à 8h  avec l’ équipage de SOHOC.

Un dernier au- revoir à nos voisins de mouillage et c’ est parti pour 38 miles nautiques.

La météo est clémente, nous mettrons 7h pour rejoindre Boavista.

Les dauphins sont de la partie et nous les rencontrons à 2 reprises sur la route.

Nous sommes vraiment chanceux, il nous font un spectacle des plus royal, 1/4 d’ heure de show rien que pour nous!

Nous ancrons à 15h30 au mouillage de Sal Rei.

L’ arrivée est vraiment très spectaculaire avec l’ île de Sal Rei, les brisants et le cailloux qui ferment la baie.

Il faut être prudents, des épaves ( signalées) et des cailloux sont à éviter!

L’ endroit est hostile mais  cela en fait toute sa beauté.

La baie est signalée entre 15m et 4m de fond.

Notre GPS garmin, lui, nous annonce des fonds à 15m quand le loch nous en indique 4!…

Prudence donc!

SOHOC a posé l’ ancre une demie- heure plus tôt, nous nous mettons pas loin de lui, un peu plus au large, notre tirant d’ eau étant bien supérieur au catamaran qu’ il est!

Mais… nous voilà bien loin de la plage et du ponton!!

Et à la vue des rouleaux qui déferlent sur la plage, il va nous être compliqué de descendre à terre… 

L’ ancre est bien posée, on assure le mouillage en prenant une bouée qui, à priori, n’ appartient à personne dans l’ immédiat.

Nous sommes 3 bateaux au mouillage, on est loin de l’ ambiance de Palmeira!

Le vent s’ installe, on n’ envisage même pas de mettre l’ annexe à l’ eau.

Mais nous sommes sauvés par Olivier et Sophie, l’ équipage de SOHOC qui nous assurent l’ « aluguer boat » avec leur zodiac de choc.

Comme à chaque passage sur les îles du Cap Vert, il faut aller présenter les papiers du bateau et de l’ équipage à la police mais…

Il nous faudra repasser le lendemain pour régulariser.

C’ est parti pour la découverte de Sal Rei, petite ville bien authentique.

Même si le tourisme est un peu plus présent qu’ à Palmeira, il ne dénature pas l’ ambiance.

Nous sommes dimanche et comme chez nous, c’ est aussi «  off » pour les Cap Verdiens.

Certains sont assis dans la rue à discuter, dans l’ eau ou en partie de volley sur la plage. D’ autres sont attablés à prendre une Strela ( bière locale) en terrasse de café ou à jouer au baby- foot.

On fête l’ anniversaire d’ une tante avec partie brochettes/ musique dans la cour de la maison. Par curiosité, nous nous approchons et on nous invite à venir!

«  Tranquille »…. sans TV, sans tablettes, sans GSM…

La musique est toujours de la partie au Cap Vert. Pas un endroit où on passe et où il fait silence.

Le lendemain, lundi, nous récupérons nos autorisations et profitons d’ être non loin du bidonville pour y faire un tour.

Cela est autorisé et cela n’ est pas mal vu.

Changement de décor.

Le Cap Vert respire déjà la pauvreté ( ou la simplicité… à chacun son point de vue) mais là, on touche vraiment la pauvreté comme on l’ entend chez nous.

Ce bidonville regroupe des sénégalais, des gens venus de Guinée- Bissau, de Praïa (  capitale de l’ île de Santiago, un peu plus au sud de Boavista). Ici, ils sont moins souriants…

Le tour de Sal Rei nous amène au boucher italien marié à une cap- verdienne et nous achetons notre première viande rouge «  cap verdienne ».

On ne manque pas de lui prendre le petit fromage de chèvre local ( Boavista est réputé pour ses fromages de chèvres) qui s’ avère être un régal avec un bon verre de «  Souzette », le vin local en brique.

Boavista est connue pour ses dunes de sables et les paysages volcaniques lunaires du désert de Viana.

Nous abandonnons l’ idée de louer une voiture en voyant le parcours qu’ il faudrait faire dans les déserts de sable et de roches volcaniques.

Nous prenons Germain ( un aluguer man) à la journée pour faire le tour de l’ île.

Et sans regret aucun!!!!!

Les endroits ne sont praticables qu’ avec un bon 4X4 et si on connaît bien l’ endroit. Pas de routes et pas de pistes (ou vraiment très peu).

Il nous aurait été complètement impossible de parcourir Boavista sans Germain.

C’ est une magnifique découverte.

Des étendues de sable à n’ en plus finir qui longent la mer bleue turquoise  et des kilomètres de pistes dans le désert de Viana.

La côte est particulièrement sauvage et l’ intérieur de l’ île est  montagneuse et volcanique.

En 9h, nous traversons 3 petits villages typiques, c est tout (Boavista, c’ est 12000 habitants pour 620 km2, Sal Rei étant la plus grande ville.)

La journée s’ achève et notre venue ici aussi.

Nous récupérons le lendemain nos papiers pour s’ en aller vers San Nicolau.

Petit repas d’ adieu avec SOHOC, Gino et MARIPOSA qui viennent tout juste de poser l’ ancre ici.

Cette fois- ci, nos routes se séparent avec SOHOC.

Merci à l’ équipage Olivier et Sophie  et Helmut ( leur chien de garde, photo ci- dessous) d’ avoir partagé avec nous, ce joli moment sur Boavista.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Helmut le marin
Helmut le marin

Helmut le marin

Boavista Tour en 9mn

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